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Fontaine en Dormois 14-18 / présent Monuments Combattants

Combattants



Ces Hommes sont nés à la fin du 19ème siècle. De 1914 à 1918, l’armée française comme l’armée allemande ont participé à ce conflit qui déchira leurs pays. Partis sous la chaleur accablante en août 1914, ils sont passés de la bataille de mouvement à celle des tranchées dans la boue, le froid en passant par la Champagne, Verdun, l’Argonne, le Chemin des Dames, la Somme, l’Artois, les Vosges , l’Alsace sans oublier celle des Flandres. Ils ont vécu l’enfer… Aussi afin de rendre hommage à tous les combattants de cette terrible guerre, je voudrais vous présenter quelques-uns de ces hommes.

Diese Männer wurden Ende des 19. Jahrhunderts geboren. Von 1914 bis 1918 wurden ihre Länder durch den Konflikt zerrissen. Ausgerückt unter der drückenden Hitze im August 1914, erlebten sie zuerst den Bewegungskrieg dann den Stellungskrieg im Schlamm, die Kälte in der Champagne, Verdun, die Argonnen, den Chemin des Dames, die Somme, die Artois, die Vogesen, das Elsass und Flandern. Sie haben die Hölle erlebt... Um alle Kämpfer dieses schrecklichen Krieges zu ehren möchte ich ihnen einige vorstellen.



François Leveziel ( 1894-1915 )


François Leveziel est né, le 3 août 1894 à Négreville ( Manche )
Le 12 septembre 1914, il est incorporé dans le 2éme Régiment Mixte de Zouaves Tirailleurs.
Son régiment prend part aux violents combats de mars 1915, à la côte 196 au Nord-Est de Mesnil-les-Hurlus en Champagne. Lieu où le 19 mars 1915, la mort l'attendait sur le champ de bataille.

François Leveziel wurde am 3. August 1894 in Négreville ( Manche ) geboren.
Am 12 September 1914 wurde er in das 2. Zuaven Regiment eingezogen.
Sein Regiment nahm an den heftigen Kämpfen im März 1915 an der Anhöhe 196 im Nordosten von Mesnil-les-Hurlus in der Champagne teil, wo er am 19 März 1915 auf dem Schlachtfeld fiel.

( sources: Alain Pinchon et Ministère des Armées – Mémoires des Hommes )

Tunis en 1914

Le grand-père d'Alain Pinchon, August Pinchon ( 1885-1976 ) était soigneur de chevaux puis infirmier dans des hôpitaux de 1914 à 1917

source: Gallica

Le secteur de Mesnil-les-Hurlus en 1915


La côte 196 se trouvait entre le Bois jaune Brûlé (Granat Wäldchen) et le Bois Christofari (Traube)


JMO du 2. Régiment Mixte de Zouaves-Tirailleurs du 14 au 19 mars 1915


François Leveziel a reçu la Croix de Guerre pour sa bravoure sous le feu de l'ennemi et la Médaille Militaire


Sur ce plan de fin 1915, la ligne conquise par les troupes françaises en rouge, restera inchangé jusqu'en 1918.

Die rote eroberte Linie von Ende 1915 durch die französischen Truppen auf diesem Plan blieb unverändert bis 1918.


Nécropole Nationale de la Crouée de Souain-Perthes-les-Hurlus en Champagne

Mesnil-les-Hurlus aujourd'hui


Henri Boisseleau ( 1889 - 1915 )


Henri Constant Auguste BOISSELEAU est né le 19 novembre 1889 à Ardelay en Vendée. À20 ans, il effectue son service militaire au 137e régiment d'infanterie à Fontenay le Comte. Libéré de ses obligations militaires, il rentre à Ardelay ou il exerce la profession de charpentier. Il se marie le 29 septembre 1913 avec Marie Papin. Rappelé sous les drapeaux par la mobilisation générale du 2 août 1914, Henri Boisseleau est affecté au 137e régiment d'infanterie et part au front. Le 18 avril 1915 nait son premier enfant, une petite fille prénommée Simone. Henri Boisseleau est blessé une première fois à l'été 1915 et évacué à l'hôpital Joubert d'Ancenis. Après guérison, il repart au front et est affecté à la 11e compagnie du 19e régiment d'infanterie le 26 septembre 1915. Il est mortellement blessé le 8 octobre 1915 à Tahure. Un éclat d'obus lui déchiquète la jambe. Il est conduit dans un hôpital à La Croix en Champagne ou il a "la chance" d'y retrouver son propre frère. Ce dernier lui donne son sang mais les erreurs de compatibilité et la rusticité de la technique de transfusion sanguine ne permet pas de le sauver. Henri Boisseleau meurt des suites de ses blessures ce même jour. Son frère, présent à son chevet, recueille son dernier souffle. Il sera inhumé à La Croix en Champagne. Le 26 avril 1916 nait sa seconde fille, Marie, qui ne connaitra jamais son père. Inconsolable, son épouse mourra de la grippe espagnole quelques mois plus tard laissant les petites Simone et Marie orphelines. En 1922, le cimetière de La Croix en Champagne est désaffecté et les corps des soldats transféré dans la nécropole nationale de Saint Jean sur Tourbe ou Henri Boisseleau repose encore de nos jours. Henri Boisseleau sera décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre.


Geboren wurde Henri August Boisseleau am 19. November 1889 in Ardelay in der Vendée. Im Alter von 20 Jahren absolvierte er seinen Militärdienst beim 137. Infanterie Regiment in Fontenay le Comte. Nach seinem Dienst ging er wieder nach Ardelay um seinen Beruf als Zimmermann auszuüben. Am 29. September 1913 heiratete er Marie Papin. Durch die Mobilmachung am 2 August 1914 wurde er wieder in das 137 Infanterie Regiment abkommandiert und ging dann an die Front. Am 18. April 1915 wurde seine Tochter Simone geboren. Im Sommer 1915, wurde Henri Boisseleau zum ersten Mal verletzt und wurde in das Krankenhaus von Joubert d'Ancenis eingeliefert. Nach seiner Genesung begab er sich wieder am 26. September 1915 an die Front und wurde zum 19. Infanterie Regiment der 11. Kompanie abkommandiert. Während eines Angriffes am 8. Oktober 1915 auf die deutschen Schützengräben im Sektor „ Brosse à Dents „ bei Tahure wurde ihm ein Bein durch ein Granatsplitter zerfetzt. Darauf hin wurde er in das Lazarett nach „ La Croix en Champagne „ gebracht, wo er auf seinen Bruder traf. Dieser spendete ihm sein Blut, weil aber die Medizin damals noch nicht ausgereift war, erlag Henri Boisseleau noch am selben Tag seiner Verletzung. Sein Bruder stand ihm bis zu seinem letzten Atemzug zur Seite. Er wurde in „ La Croix en Champagne begraben. Am 26. April 1916 wurde seine zweite Tochter Marie geboren, die ihren Vater nie kennen lernen durfte. Untröstlich, verstarb seine Frau einige Monate später an der spanischen Grippe und hinterließ zwei Waisenkinder. Im Jahre 1922 wurde der Militärfriedhof in „ La Croix en Champagne „ aufgegeben und die verstorbenen Soldaten wurden dann in die Nekropole nach Saint Jean sur Tourbe überführt. Henri Boisseleau wurde die Militärmedaille und das Croix de Guerre verliehen.


( source: Sébi Boudaud, petit-fils de Henri Boisseleau )

Les secteurs du ravin de la Goutte et de la Brosse à Dents en Champagne

Tranchées allemandes dans le ravin de la Goutte le 7 octobre 1915 - source: BDIC

Le ravin de la Goutte en avril 1916 - source: BDIC

Tranchées allemandes sur le secteur de la Brosse à Dents en 1918

La Brosse à Dents le 7 octobre 1915 - source: BDIC

La Brosse à Dents le 7 octobre 1915 ( secteur allemand au fond )

Secteur de la Brosse à Dents - source: BDIC

Cimetière de La Croix en Champagne

Henri Boisselau a reçu la Croix de Guerre pour sa bravoure sous le feu de l'ennemi et la Médaille Militaire

La nécropole nationale de Saint Jean sur Tourbe

Le secteur de la " Brosse à Dents " aujourd'hui


Karl Kuentz ( 1897 - 2005 )

Karl ( Charles ) Kuentz est né à Ranspach ( Haut-Rhin ) le 18 février 1897, à une époque où l'Alsace-Lorraine était allemande depuis 1871. Karl changea quatre fois de nationalité au cours de son existance.
Karl est appelé le 21 juin 1916 à l'âge de 19 ans sous l'uniforme de l'armée impériale de Guillaume II. Après quelques mois de manoeuvres d'entraînement, Karl est incorporé au 5/6 régiment d'artillerie de campagne à Zossen. Avant l'hiver 1916, Karl part avec son régiment d'artillerie en Russie près de Baranovici, où il va rester jusqu'au décembre 1916.
Le 9 janvier 1917, Karl est nommé caporal et le 26 janvier 1917, il reçoit une promotion au grade de sous-officier. Après être affecté au 74.Torgauer régiment d'artillerie de campagne, il est muté en France où il combat en Champagne et en Flandre jusqu'à l'armistice.

Karl à l'âge de 2 ans en 1899 et à l'âge de 12 ans en 1909

Karl en juillet 1914 avec sa soeur Maria, son père Martin et sa soeur Hortense

Karl ( Charles ) Kuentz wurde am 18 Februar 1897 in Ranspach am Oberrhein geboren, während einer Epoche wo Elsass-Lothringen seit 1871 dem deutschen Reich angehörte. Karl wechselte vier mal in seinem Leben die Nationalität.
Karl wurde am 21 Juni 1916 im Alter von 19 Jahren unter der Uniform von Wilhelm II eingezogen. Nach einigen Monaten Grundausbildung in Jüterbog wurde er in das 5/6 Feldartillerie Regiment Zossen abkommandiert. Vor dem Winter 1916 wurde sein Regiment nach Baranovici in Russland verlegt, wo er dann bis Dezember 1916 blieb.
Am 9 Januar 1917 wurde Karl zum Korporal ernannt, und am 26 Januar 1917 bekam er eine Beförderung zum Unteroffizier. Danach wurde er zum 74. Torgauer Feldartillerie Regiment abkommandiert und nach Frankreich versetzt, wo er bis zum Waffenstillstand in der Champagne und in Flandern kämpfte.

Karl à l'âge de 19 ans

Le camp de Jüterbog

Karl à gauche et deux de ses camarades prennent pose avant de partir sur le front de Russie en 1916

Soldats du Tsar en route vers le front en 1916

Karl à gauche sur le front russe en 1916



à suivre