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Fontaine en Dormois 14-18 / présent Monuments Combattants

Champagne

Pendant la Grande Guerre, la Champagne s'est retrouvée au coeur du conflit dès le début de septembre 1914. Celui-ci a fait de nombreux ravages et laissé des traces qui sont encore visibles, aujourd'hui. Après la bataille de la Marne le 6 septembre 1914, le front de Champagne s’organise au rythme de plusieurs grandes attaques : „La Première Offensive de Champagne“ (du 14 décembre jusqu'au 17 mars 1915) et „La Grande Offensive de Champagne“ (du 25 septembre jusqu'au 6 octobre 1915). La Champagne restera sur la ligne de front jusqu'en 1918.

Während des 1. Weltkrieges befand sich die Champagne gleich ab September 1914 im Herzen des Konfliktes, und hinterließ Verwüstung und Spuren, die heute noch sichtbar sind. Nach der Schlacht an der Marne am 6 September 1914, der ersten Schlacht in der Champagne vom 14 Dezember bis zum 17 März 1915 und der zweiten Schlacht vom 25 September 1915 bis zum 6 Oktober 1915, blieb die Champagne die Frontlinie bis 1918.



La Champagne dite Pouilleuse se trouve au nord de la Marne et se caractérise par la nature de son sol fait de craie blanche plus au moins pure.
Dans cette pauvre région, les villages sont peu développés et rares. Pendant les combats acharnés opposant les troupes allemandes aux troupes alliées ( françaises, russes et américaines ), 7 villages vont être complètement détruits : Tahure, Ripont, Hurlus, Perthes-lès-Hurlus, Mesnil-lès-Hurlus, Nauroy et Moronvilliers.
Les destructions ont été si importantes que ces 7 villages n'ont pu être reconstruits et sont disparus pour toujours, ne laissant que quelques ruines dans la végétation des camps militaires de Suippes et de Moronvilliers.
Ils sont „ Morts pour la France „

Die Champagne befindet sich im nördlichen Bezirk der Marne, und zeichnet sich durch die Begebenheit ihres Bodens der durch weisse Kreide überdeckt ist aus.
In dieser Region sind die Dörfer wenig ausgebaut und einfach. Während den erbitterten Kämpfen der deutschen Truppen gegen die französischen, russischen und amerikanischen Truppen, wurden 7 Dörfer komplett zerstört.
Tahure, Ripont, Hurlus, Perthes-les-Hurlus, Mesnil-les Hurlus, Nauroy und Moronvilliers. Die Zerstörungen waren so erheblich, dass diese 7 Dörfer nie wieder aufgebaut worden sind und für immer verschwunden sind und nur wenige Ruinen auf den Militärlager von Suippes und Moronvilliers übrig geblieben sind.
Sie sind „ Für Frankreich gestorben „

Occupé par les Allemands de septembre 1914 à octobre 1915, le village de Tahure sera en partie détruit par l'artillerie française. Tahure subira en effet de plein fouet l'offensive française de l'automne 1915. Les Allemands se sont alors organisés dans les ruines des maisons et les caves. Ils reculeront sur la hauteur au nord, la fameuse butte de Tahure, qui sera inlassablement prise et reprise. Pendant presque quatre années, ce secteur va être le théâtre de batailles acharnées, où des milliers d'hommes vont perdre la vie.
Les derniers habitants évacuèrent le village du Mesnil au son du canon le 2 septembre 1914 pour ne jamais y revenir. Mesnil-les-Hurlus venait de mourir pour toujours.
Le 26 octobre 1918 un soldat français témoigne: „ à Tahure, plus rien. Un simple poteau surmonté d'une large pancarte noire sur laquelle se détachent en blanc, ces six lettres tragiques: TAHURE „

Besetzt von den deutschen Truppen vom September 1914 bis Oktober 1915, wurde Tahure von der französischen Artillerie fast komplett zerstört. Tahure hat die französische Offensive im Herbst 1915 voll zu spüren bekommen. Danach haben sich die Deutschen in den Ruinen der Häuser und den Keller eingenistet und zogen sich dann auf die nördliche Anhöhe von Tahure zurück, die dann permanent verloren und wieder eingenommen wurde. Während fast vier Jahren fanden hier erbitterte Kämpfe statt, die das Leben tausender Soldaten kostete.
Die letzten Einwohner verliessen Mesnil am 2 September 1914 beim ersten Kanonendonner um nie wieder zurückzukommen. Mesnil-les-Hurlus starb für immer.
Am 26 Oktober 1918 berichtete ein französischer Soldat: „ in Tahure gibt es nichts mehr. Nur ein einfacher Pfosten mit einem Schild wo sechs Buchstaben draufstanden: TAHURE „

La Champagne aujourd'hui. Lieux de mémoire

Rien ne semble avoir changé. Les mêmes sapins que ceux de 14-18, cette sinistre contrée, qui s'étend en blancheur sale, c'est la Champagne telle qu'ils l'ont vue.

La Champagne, lieux de mémoires aujourd'hui

La côte 180 à Massiges

Le 25 septembre 1915 est une journée décisive en Champagne. À 9h15, l'infanterie française sort de ses tranchées sous une pluie battante pour l'assaut direction de la Main de Massiges. Les assaillants se jettent si vite sur la première ligne allemande, que nombreux groupes ennemis y sont pris avant d'avoir pu sortir de leurs abris. Malgré le sol détrempé et sous le feu de mitrailleuses qui tirant du Médius de la Main, les vagues d'assauts poussent en avant.
À la fin de journée, la Main de Massiges est entre les mains des français, mais il faut encore plusieurs jours de lutte, pour repousser définitivement les troupes allemandes jusqu'au Kanonenberg, où le front se stabilise jusque fin septembre 1918.


Die Anhöhe 180 bei Massiges

Der Tag des 25 September 1915 ist ein entscheidender Tag in der Champagne. Um 9h15 tritt die französische Infanterie unter strömenden Regen aus ihren Schützengräben um die Hand von Massiges anzugreifen. Die französischen Truppen stürzten sich so schnell auf die erste deutsche Linie, dass diese eingenommen werden konnte bevor der Feind aus seinen Unterständen heraus kommen konnte. Trotz demaufgeweichtem Boden und dem Beschuss aus den Maschinengewehren ausRichtung des Mittelfingers der Hand stiessen die Angriffstruppen voran.
Am Ende des Tages, war die Hand von den französischen Regimenter besetzt, aber die Kämpfe dauerten noch einige Tage bevor die deutschen Truppen in Richtung Kanonenberg zurückgedrängt werden konnten und sich die Frontlinie bis Ende September 1918 dort befand.

1.ligne allemande au Kanonenberg ( source: les escadrilles françaises )

Vue de la côte180 sur la Main de Massiges

ILS SORTENT DE L'OUBLI: LES GUÉRITES OBSERVATOIRES
Preuve de l’inventivité des ingénieurs militaires, les kits préfabriqués en béton, font partie de l’organisation des positions de fortifications. En ce qui concerne la place disponible à l’intérieur de la structure, le volume réduit ne doit pas étonner car la guérite n’était censée accueillir qu’un seul occupant, souvent un officier d’artillerie venu confirmer les résultats de tirs et les coordonnées.

SIE GERATEN IN VERGESSENHEIT: DIE BEOBACHTUNGSHÄUSCHEN
Beweis des Erfinderreichtums der Militäringenieure, gehören die Fertigbauelemente aus Beton zu den Befestigungspositionen dazu. Im engen Innenraum befindet sich Platz für nur eine Person, die oft für einen Artillerieoffizier gedacht war um den Artilleriebeschuss zu bestätigen oder um die Artillerie einzuschiessen.


Bloc de béton préfabriqué
Une des usines de béton allemand était installé dans le village meusien de Deuxnouds-aux-Bois. ( secteur du Saillant de Saint-Mihiel ) Devant l'entrée de l'église de Sommepy-Tahure se trouvent encore aujourd'hui des blocs provenant d'une usine de béton allemand.

Vorgefertigte Betonblöcke
Eines der deutschen Betonwerke befand sich im Ort von Deuxnouds-aux-Bois an der Maas. ( Sektor vom Saint-Mihiel Keil ) Vor dem Eingang der Kirche von Sommepy-Tahure befinden sich heute noch Blöcke aus einem Werk in der Gegend.

Sommepy ( source NARA )

Un autre ennemi en Champagne. La boue de la Champagne, c'est la craie, de la poussière quand le temps est sec, de la glu quand il pleut. Parfois infranchissable.

Hangar pour ballon allemand en Champagne 1916

Janvier 1916 en Champagne ( bayer. Armee Museum )

Le secteur de Tahure

Les Allemands à Sommepy en 1914


Ce paysage quasi lunaire qui montre la complexité des réseaux de tranchées ainsi que les milliers d'impacts d'obus. ( secteur du pont du Marson )


Le Decauville, l'arme oubliée de la Grande Guerre

Dans la boue des tranchées de 14-18, le ventre noué par la faim et l'angoisse, à l'arrivée de ce qu'ils appelaient „ Decauville „, les Poilus retrouvaient un peu d'espoir.
Sur cette photo à Saint-Jean-sur-Tourbe, la Decauville transporte des douilles vides du front de Massiges